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ARACHIDE : LE « BRAQUAGE » POSITIF DE L’ÉTAT ET DE LA COPEGA

C’est le déblocage que tout le monde rural attendait. Dans un bras de fer contre la montre, l’État du Sénégal et la Confédération des opérateurs de la filière arachidière (COPEGA) ont scellé un pacte historique. Objectif : vider les greniers, inonder le marché international et faire briller l’or jaune du Sénégal. Voici les dessous d’un accord qui va faire circuler les milliards dans les campagnes.

 L’OFFENSIVE : 450 000 TONNES DANS LE VISEUR

L’accord est tombé comme un coup de tonnerre salvateur. Les exportateurs de la COPEGA passent à l’attaque avec un engagement ferme : l’achat et l’exportation d’un volume colossal compris entre 300 000 et 450 000 tonnes de graines.

Pour les producteurs, c’est la fin de l’angoisse des stocks invendus. La fluidité est le maître-mot de cette opération qui vise un écoulement « express » de la production nationale.

 LE PRIX DU RESPECT : 305 FCFA LE KILO

Fini les marchandages au rabais qui étranglent les paysans. L’État a maintenu sa ligne de défense :

  • Prix plancher garanti : 305 FCFA le kilogramme.

  • La promesse : Un prix rémunérateur qui protège la sueur du producteur et garantit un retour sur investissement digne de ce nom.

 LE « CADEAU » FISCAL : SUPPRESSION DE LA TAXE DES 40 FCFA

C’est la mesure phare qui a tout débloqué. Pour doper la compétitivité du Sénégal à l’international, le Gouvernement a sorti le grand jeu : la suppression totale de la taxe de 40 FCFA par kilogramme qui pesait jusqu’ici sur les exportations.

En levant ce verrou fiscal, l’État libère les énergies de la COPEGA. En échange, les exportateurs s’engagent à être les fers de lance de l’arachide sénégalaise sur les marchés mondiaux.

« C’est un deal gagnant-gagnant. L’État lâche du lest sur les taxes pour que l’argent arrive plus vite et plus massivement dans les poches de nos agriculteurs. » — Analyse d’un expert de la filière.

 L’ENJEU : SOUVERAINETÉ ET DEVISES

Derrière cet accord se cache une stratégie de patriotisme économique. En facilitant l’exportation massive, le Sénégal s’assure une rentrée massive de devises tout en stabilisant le secteur agricole, moteur de croissance du pays. 2026 s’annonce comme l’année du grand bond pour la filière arachidière.

L’OEIL DU REPORTER :  Le défi reste maintenant le suivi sur le terrain. Les points de collecte seront scrutés à la loupe pour s’assurer que chaque graine soit payée au juste prix. Le « Projet » passe ici son véritable test de crédibilité auprès du monde rural.

Par Matar Baya DIOP, SUNUGAL 24

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