Après son départ de la Primature, Ousmane Sonko a pris la présidence de l’Assemblée nationale, où l’examen du budget rectificatif 2026 ouvre un nouveau dossier institutionnel. Le 22 mai 2026, Bassirou Diomaye Faye a mis fin aux fonctions de Sonko et dissous le gouvernement. Cette décision avait été précédée de consultations discrètes avec d’anciens Premiers ministres et ministres des Finances. Ahmadou Alamine Mohamed Lo a été nommé à la Primature le 25 mai, puis le décret n° 2026-1130 du 1er juin a fixé la composition de son gouvernement, où des technocrates ont pris les commandes. La recomposition de l’exécutif donne une portée particulière au rôle désormais occupé par Sonko au Parlement.
Le chef de l’État s’est dit convaincu que les députés de Pastef adopteraient le projet, alors que le parti détient 130 sièges sur 165, issus des législatives de novembre 2024. Mais cette majorité peut aussi rejeter le texte en séance plénière. Un refus exposerait Pastef à la responsabilité politique d’un blocage des finances publiques, dans un contexte de négociations avec le FMI.
Le projet préparé après l’accord conclu avec le Fonds monétaire international, qui doit encore être approuvé par son Conseil d’administration, a été transmis à l’Assemblée. Sonko avait demandé publiquement des éclaircissements sur l’accord et le traitement de la dette. Après la polémique sur la transmission, l’Assemblée a confirmé avoir reçu le dossier le 18 septembre 2026. Senenews détaille les possibilités constitutionnelles ouvertes aux députés et au gouvernement pour l’examen de la loi.
Amendements et vote sur le texte
L’article 82 encadre les amendements budgétaires : les élus peuvent proposer une baisse de dépense ou une hausse de recette, mais pas augmenter les crédits. Cette possibilité leur permettrait de modifier les choix budgétaires du gouvernement, y compris ceux liés aux engagements pris avec le FMI.
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