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Ziguinchor : violents affrontements entre étudiants et forces de l’ordre à l’UASZ

 

L’Université Assane Seck de Ziguinchor (UASZ) est le théâtre, depuis plusieurs heures, de violents affrontements opposant des étudiants aux éléments du Groupement d’Intervention Mobile (GMI). Ces heurts s’inscrivent dans un climat social déjà tendu, sur fond de crise persistante entre un collectif d’étudiants en Master et la direction du Centre régional des œuvres universitaires sociales de Ziguinchor (CROUS/Z).

À l’origine de cette nouvelle flambée de tensions figure la contestation autour des Journées Sans Tickets (JST). Par cette forme de protestation, les étudiants entendent dénoncer la précarité de leurs conditions sociales et exiger une meilleure prise en charge, notamment en matière de restauration universitaire. En réaction, la direction du CROUS/Z, agissant sur instruction du Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MESRI), a ordonné la fermeture immédiate du seul restaurant universitaire actuellement fonctionnel sur le campus.

Dès les premières heures de la matinée, un important dispositif sécuritaire a été déployé aux abords de l’université afin de prévenir d’éventuels débordements. Toutefois, cette présence massive des forces de l’ordre a été vécue par de nombreux étudiants comme une mesure coercitive, voire une provocation, d’autant plus que la majorité des Unités de formation et de recherche (UFR) avaient déjà bouclé leurs examens.

Le climat, déjà lourd, s’est davantage dégradé avec l’annonce, largement relayée sur les réseaux sociaux, du décès d’un étudiant survenu la veille à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD). Selon plusieurs témoignages recueillis aux abords des résidences universitaires, ce drame a « versé de l’huile sur le feu », élargissant la contestation initiale à un mouvement de solidarité et de colère au sein de la communauté estudiantine.

À l’heure où nous écrivons ces lignes, la situation demeure confuse et extrêmement tendue. Les échanges de projectiles et les tirs de gaz lacrymogènes ont paralysé les activités académiques et perturbé la circulation sur l’axe principal desservant l’université, impactant également les activités économiques environnantes.

Alors que les appels au calme se multiplient, cette nouvelle crise remet en lumière la fragilité du climat social dans les universités publiques et l’urgence d’un dialogue constructif entre autorités, administrations universitaires et étudiants, afin d’éviter une escalade aux conséquences imprévisibles.

Mariata beye pour sunugal 24 

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