Le Premier ministre, Ousmane Sonko, a annoncé, ce mercredi en Conseil des ministres, la suppression prochaine de 19 entités du secteur parapublic, dans le cadre du plan de rationalisation engagé par le gouvernement.
Rappelant son intervention du 21 février 2026 à l’Assemblée nationale, lors de la séance consacrée aux questions d’actualité, le chef du gouvernement a souligné que cette mesure s’inscrit dans une logique de modernisation de l’Administration, de réduction du train de vie de l’État et d’optimisation des dépenses publiques, si l’on se fie au communiqué du Conseil des ministres.
Selon les conclusions du groupe de travail mis en place pour auditer le secteur parapublic, rapporte la même source, les 19 entités concernées cumulaient, en 2025, des dotations budgétaires de 28,051 milliards FCFA et une masse salariale annuelle estimée à 9,227 milliards FCFA, pour un effectif global de 982 agents. Leur dette globale était arrêtée à 2,6 milliards FCFA au 31 décembre 2024.
En plus de ces suppressions, le rapport préconise le repositionnement de 10 autres entités, à travers la redéfinition de leur mission, la révision de leur cadre juridique et l’actualisation de leur modèle d’intervention.
D’après le Premier ministre, cité dans le communiqué, cette opération devrait générer une économie budgétaire nette cumulée estimée à au moins 55 milliards FCFA sur les trois prochaines années. Il a également évoqué la dévolution du patrimoine des structures supprimées ainsi que les mesures d’accompagnement social prévues, notamment le redéploiement des personnels et la gestion des contentieux.
Un comité interministériel sera prochainement mis en place pour piloter la mise en œuvre du Plan de rationalisation.
Par ailleurs, Ousmane Sonko a insisté sur la nécessité d’améliorer la gouvernance du secteur parapublic, notamment à travers la maîtrise des effectifs et des salaires, l’harmonisation des grilles de rémunération et le renforcement des mécanismes de contrôle et d’évaluation.