Le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Ousmane Diagne, a pris la parole pour éclaircir les engagements du nouveau régime en matière de justice. Son intervention, qui a balayé un large éventail de sujets, a clairement dessiné les contours d’une politique de rupture axée sur la transparence, l’équité et le service public.
Ousmane Diagne a d’abord mis l’accent sur la modernisation des infrastructures judiciaires. Un tribunal, dont la construction est jugée prioritaire, sera édifié à Mbacké, une localité à forte densité de population. Ce projet s’inscrit dans un programme plus vaste visant à améliorer les conditions de travail des magistrats et à offrir de meilleurs services aux justiciables.
Le ministre a ensuite abordé des thèmes au cœur de l’actualité, comme l’utilisation d’un fonds spécial destiné à récupérer les biens mal acquis. Ces avoirs, issus de la fraude et de la corruption, serviront à financer des projets sociaux, renforçant ainsi la confiance des citoyens dans leur système judiciaire.
Le Garde des Sceaux a également annoncé la création d’un comité pour venir en aide aux victimes des violences pré-électorales, garantissant un soutien et un suivi médical, y compris pour les interventions chirurgicales.
En ce qui concerne les investigations, Ousmane Diagne a tenu à clarifier que l’enquête sur le patrimoine des personnalités impliquées dans des cas d’enrichissement illicite sera désormais systématique. Il a aussi reconnu la problématique de la détention provisoire prolongée et a promis la mise en œuvre de mesures pour y remédier.
Dans une démarche d’ouverture, le ministre a précisé que la loi actuelle sur la « menace à l’intérêt général » est suffisamment large pour inclure les préoccupations environnementales. Cette déclaration est un signal fort envoyé aux citoyens et aux associations de défense de l’environnement, les encourageant à dénoncer les atteintes à la nature.
L’intervention d’Ousmane Diagne a été un plaidoyer pour une justice plus transparente, plus efficace et plus proche des citoyens. Il a réaffirmé l’engagement du nouveau gouvernement à faire du droit un levier de développement et de justice sociale.