L’ex-député de l’Assemblée nationale, Sanou Dione, a pris la parole pour un plaidoyer vibrant en faveur de la transparence et de la redevabilité. Dans une intervention remarquée, il a rappelé un principe fondamental : les richesses naturelles du Sénégal appartiennent au peuple, et par conséquent, le peuple a un droit inaliénable à l’information concernant leur gestion.
La Justice et l’Administration sous surveillance
Le débat a été l’occasion pour Sanou Dione de mettre l’accent sur la nécessité d’une distinction claire entre les rôles de l’autorité judiciaire et de l’autorité administrative. Une distinction cruciale, notamment dans le cadre des enquêtes financières. Il a appelé à une plus grande responsabilité civile de la part de l’administration et des acteurs politiques, soulignant que l’opacité sur les finances publiques ne fait qu’alimenter la méfiance des citoyens.
Des chiffres qui interpellent
L’ancien député n’a pas hésité à mentionner des chiffres précis qui ont fait grand bruit. Il a fait référence à une enquête sur une somme colossale de milliards de yens japonais et a évoqué le scandale d’un montant de 1 300 milliards et 100 milliards de FCFA. Des chiffres qui interpellent et qui soulignent l’urgence d’une gouvernance plus saine et plus transparente.
Pour Sanou Dione, le droit à l’information est une avancée démocratique essentielle qui doit permettre aux citoyens de s’approprier les informations sur les contrats d’exploitation des ressources et sur les dépenses de l’État. Il a cité l’exemple des sommes faramineuses dépensées en publicité, avec plus de 350 annonces à un coût estimé à 100 millions de FCFA.
L’intervention de Sanou Dione n’est pas passée inaperçue. Elle est un rappel à l’ordre pour les nouvelles autorités, les invitant à mettre en pratique la politique de rupture promise.