AccueilActualitésMilitant de Pastef tué en France : « Boy Grand-Dakar » arrêté

Militant de Pastef tué en France : « Boy Grand-Dakar » arrêté

L’enquête sur la mort violente de Baba Abdoulaye Diop, dit « Guelwaar », militant de Pastef tué en France d’un coup de couteau, connaît un nouveau développement au Sénégal. C. Ndiaye, plus connu sous le sobriquet de « Boy Grand-Dakar », a été interpellé par la Division spéciale de cybersécurité (DSC) et placé en garde à vue, dans un dossier où se mêlent violences, discours de haine et radicalisation en ligne.

Selon les informations, l’arrestation de « Boy Grand-Dakar » s’inscrit dans le cadre de l’enquête élargie ouverte après l’assassinat de « Guelwaar », attribué à El S. N., alias « Baol ». Ce dernier, se réclamant d’un courant qualifié de « nationaliste », est présenté comme tenant régulièrement des propos xénophobes, notamment sur les réseaux sociaux.

Une arrestation fondée sur des contenus numériques

Le mis en cause devait être déféré ce lundi pour provocation à un crime ou un délit, apologie d’un crime ou d’un délit et diffusion électronique de contenus contraires aux bonnes mœurs. Au cœur du dossier figure une vidéo devenue virale, dans laquelle « Boy Grand-Dakar » apparaît brandissant un couteau et proférant des menaces de mort. Si les cibles exactes de ces menaces ne sont pas précisées, la diffusion de la séquence a suffi à alerter les services spécialisés.

D’après les informations , la vidéo aurait été partagée par un certain Abdoulaye Djiba, qui l’aurait explicitement reliée à la mort de « Guelwaar ». Entendu par les enquêteurs, ce dernier a toutefois soutenu avoir obtenu l’enregistrement par l’intermédiaire d’une connaissance, affirmant que sa démarche visait uniquement à alerter les autorités.

Des liens encore à établir avec le crime

Face aux enquêteurs, C. Ndiaye a nié toute implication directe dans le meurtre survenu en France. Il a notamment affirmé que la vidéo incriminée daterait de cinq mois, tentant ainsi d’écarter tout lien temporel avec les faits reprochés à « Baol ». Une ligne de défense qui n’a pas mis fin aux soupçons, dans un contexte où les autorités cherchent à comprendre l’éventuelle existence d’un réseau structuré, mêlant activisme politique, radicalisation identitaire et violence verbale ou physique.

Selon le journal, la DSC a d’ores et déjà lancé d’autres recherches en vue d’interpellations, laissant entendre que l’affaire pourrait dépasser le seul cas de « Boy Grand-Dakar ».

Une affaire aux résonances politiques et sécuritaires

Au-delà du fait divers, le dossier soulève des questions plus larges sur l’usage des réseaux sociaux comme vecteur de discours extrêmes et de menaces, mais aussi sur la porosité entre militantisme politique et dérives violentes. La mort de « Guelwaar », militant identifié de Pastef, a ravivé les tensions au sein de la diaspora sénégalaise et suscité une vive émotion, tant au Sénégal qu’à l’étranger.

Dans ce climat chargé, les autorités semblent déterminées à endiguer toute forme d’incitation à la violence, notamment lorsque celle-ci se nourrit de rhétoriques identitaires ou xénophobes. La traque annoncée des groupes se réclamant du « nationalisme » radical marque ainsi une nouvelle étape dans la réponse sécuritaire de l’État.

Reste désormais à la justice de démêler les responsabilités individuelles, dans un dossier sensible où l’émotion collective ne saurait se substituer à l’exigence de vérité et de droit.

Mariata beye pour sunugal 24 

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