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LUTTE AVEC FRAPPE : L’ÉTAT SIFFLE LA FIN DE LA RÉCRÉATION À DAKAR

Face au chaos et à l’insécurité qui polluent l’arène, les autorités ont tranché. Mercredi, une rencontre décisive entre le Gouverneur de Dakar et les acteurs du « Sport de chez nous » a accouché d’un arsenal de mesures radicales. L’objectif est clair : restaurer l’ordre ou suspendre les combats. La lutte ne sera plus une zone de non-droit.

 TOLÉRANCE ZÉRO : LA SÉCURITÉ AVANT LE SPECTACLE

La recrudescence des agressions en marge des galas de lutte a poussé l’administration dans ses derniers retranchements. Le message porté par les autorités administratives de Dakar est sans équivoque : la protection des citoyens et de leurs biens ne fera l’objet d’aucun compromis. Le Gouverneur a été ferme : chaque acteur (lutteur, promoteur ou supporter) sera désormais mis devant ses responsabilités.

 LES NOUVELLES RÈGLES DU JEU (L’ARSENAL RÉPRESSIF)

Pour assainir le secteur, une batterie de réformes entre en vigueur immédiatement :

  • Licences sous conditions : Refonte totale des critères d’attribution pour les lutteurs et promoteurs. Seuls les profils irréprochables seront retenus.

  • Sécurité validée ou Combat annulé : Aucune autorisation ne sera délivrée sans un dispositif sécuritaire bétonné et validé au préalable par les forces de l’ordre.

  • Jauge stricte : Limitation rigoureuse de la capacité des stades pour éviter les débordements.

  • Contrôle du « Show » : Les face-à-face et séances de signatures, souvent sources de tensions, seront soumis à une analyse de risques systématique.

 UN DISPOSITIF DE FER DANS L’ARÈNE

Sur le terrain, la présence policière sera démultipliée. Les fouilles seront impitoyables :

  • Interdiction totale des objets dangereux et de l’alcool.

  • Maillage sécuritaire des accès aux stades et des artères environnantes.

  • Secours d’urgence obligatoires sur chaque site.

« Toute infraction, tout dérapage, entraînera l’annulation pure et simple des autorisations. La lutte doit rester une fête, pas un cauchemar pour les Dakarois. » — L’esprit de la rencontre.

Cette reprise en main musclée marque un tournant. En liant directement la tenue des combats à la discipline des acteurs, l’État met les promoteurs sous pression. Le monde de la lutte est prévenu : l’arène doit retrouver ses lettres de noblesse ou elle risque le huis clos, voire la suspension.

Par Matar Baya DIOP, SUNUGAL 24

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