La tension monte autour du sort des supporters sénégalais interpellés au Maroc à la suite des incidents survenus lors de la finale de la Coupe d’Afrique des nations (CAN 2025). Détenus depuis plusieurs semaines, ils ont décidé de passer à une étape extrême : entamer une grève de la faim pour protester contre le nouveau report de leur procès.
Ils sont dix-huit au total. Dix-huit supporters sénégalais qui attendaient d’être fixés sur leur sort devant la justice marocaine. Mais une fois encore, l’audience a été renvoyée, cette fois au 12 février, une décision qui a provoqué colère, lassitude et incompréhension chez les mis en cause, ainsi que chez leurs proches.
Dans une lettre adressée à leur avocat, rendue publique, les détenus dénoncent ce qu’ils considèrent comme une succession de reports injustifiés. Ils estiment que ces renvois prolongent inutilement leur détention et portent atteinte à leurs droits fondamentaux, notamment celui d’être jugés dans des délais raisonnables.
La grève de la faim, qu’ils qualifient d’« ultime recours », vise à attirer l’attention des autorités marocaines, mais aussi des autorités sénégalaises et de l’opinion publique internationale, sur leur situation. À travers cette action pacifique mais lourde de conséquences, les supporters réclament un traitement judiciaire équitable, transparent et diligent.
Les incidents à l’origine de leur arrestation s’étaient produits en marge de la finale de la CAN 2025, disputée dans un climat déjà tendu. Si les autorités marocaines avaient alors promis une application rigoureuse de la loi, les proches des détenus dénoncent aujourd’hui une détention qui s’éternise, sans jugement, et dans des conditions éprouvantes.
Au Sénégal, l’affaire commence à susciter de vives réactions dans les milieux sportifs et au sein de la société civile, où de nombreuses voix appellent l’État à s’impliquer davantage pour assurer la protection de ses ressortissants à l’étranger. Des démarches diplomatiques seraient en cours, selon des sources proches du dossier, même si aucune communication officielle n’a encore été faite.
En attendant l’audience du 12 février, la santé des détenus devient une préoccupation majeure. La grève de la faim, si elle devait se prolonger, pourrait avoir de graves conséquences. Un signal d’alarme lancé par des supporters qui disent ne plus avoir d’autre moyen pour se faire entendre, dans une affaire où sport, justice et diplomatie se retrouvent désormais étroitement imbriqués.
Mariata beye pour sunugal 24