’’L’Afrique doit exploiter ses ressources’’, dit Macky Sall

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Macky Sall

L’Afrique, continent le moins pollueur, et le plus en retard sur le processus d’industrialisation, doit exploiter ses ressources disponibles pour disposer d’une énergie de base, améliorer la compétitivité de son économie et réaliser l’accès universel à l’électricité, a plaidé le président sénégalais, mardi, à New-York.

‘’Il est légitime, juste et équitable que l’Afrique, continent le moins pollueur, et le plus en retard sur le processus d’industrialisation, exploite ses ressources disponibles pour disposer d’une énergie de base, améliorer la compétitivité de son économie et réaliser l’accès universel à l’électricité’’, a déclaré Macky Sall.

S’exprimant à la tribune de la 77e Assemblée générale de l’ONU, il a souligné qu’à quelques semaines de la COP-27 de Sharm El Sheikh, ‘’l’Afrique renouvelle son attachement à l’Accord de Paris sur le climat’’.

‘’En même temps, nous souhaitons parvenir à un consensus pour une transition énergétique juste et équitable, comme ce fut le cas au Sommet Afrique-Europe de février dernier, à la session élargie du Sommet du G7 en juin, et récemment au Forum de Rotterdam sur le financement de l’adaptation en Afrique’’, a-t-il ajouté.

Selon lui, ‘’il est légitime, juste et équitable que l’Afrique, continent le moins pollueur, et le plus en retard sur le processus d’industrialisation, exploite ses ressources disponibles pour disposer d’une énergie de base, améliorer la compétitivité de son économie et réaliser l’accès universel à l’électricité’’.

Il a rappelé qu’à ce jour ‘’plus de 600 millions d’africains vivent encore sans électricité’’.

Macky Sall a invité la communauté internationale à travailler également ‘’à la réalisation de l’objectif de 100 milliards de dollars par an, en appui aux efforts d’adaptation des pays en développement, et au financement du Programme d’accélération de l’adaptation en Afrique, sous l’égide de la BAD et du Centre mondial pour l’adaptation’’.

Au demeurant, a-t-il soutenu, ‘’nous considérons le financement de l’adaptation non comme de l’aide, mais comme une contribution des pays industrialisés à un partenariat mondial solidaire, en contre partie des efforts que fournissent les pays en développement pour éviter les schémas pollueurs qui ont plongé la planète dans l’état d’urgence climatique actuel’’.

Le chef de l’Etat sénégalais a dit, ‘’au-delà des urgences conjoncturelles’’, être venu ‘’porter le message d’un continent déterminé à travailler avec tous ses partenaires, dans une éthique relationnelle de dialogue confiant et de respect réciproque’’.

‘’Je suis venu dire que l’Afrique a assez subi le fardeau de l’histoire, qu’elle ne veut pas être le foyer d’une nouvelle guerre froide, mais plutôt un pôle de stabilité et d’opportunités ouvert à tous ses partenaires, sur une base mutuellement bénéfique’’, a-t-il lancé.

‘’Je suis venu dire que nous n’ignorons pas l’Afrique des problèmes, qu’il faut pacifier et stabiliser. Mais je suis également venu dire que nous avons aussi l’Afrique des solutions, avec ses 30 millions de km2, ses ressources humaines, plus de 60% des terres arables du monde, ses richesses minières, forestières, hydriques et énergétiques’’, a-t-il ajouté.

’Oui, nous avons l’Afrique des solutions, avec des gouvernements à la tâche, une jeunesse vibrante et créative qui innove, entreprend et réussit, des millions d’hommes et de femmes qui travaillent dur pour nourrir, éduquer et soigner leurs familles, qui investissent, créent de la richesse et génèrent des emplois’’, a-t-il poursuivi.

Selon lui, ‘’cette Afrique des solutions souhaite engager avec tous ses partenaires des rapports réinventés, qui transcendent le préjugé selon lequel qui n’est pas avec moi, est contre moi’’.

 

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