Un cri d’alarme résonne dans les allées du pouvoir sénégalais. Un leader politique, représentant autoproclamé des victimes d’une période tumultueuse, a pris la parole avec force, rappelant au gouvernement ses engagements solennels. Celui qui se présente comme un porte-voix des oubliés a rappelé les promesses faites, évoquant une « table d’honneur » de doléances qui attend toujours d’être pleinement honorée.
Entre Gratitude et Amertume : Le Bilan des Promesses Gouvernementales
L’intervenant a d’abord exprimé une certaine gratitude envers le projet politique pour lequel de nombreux sacrifices ont été consentis. Cependant, cette reconnaissance est teintée d’une amertume grandissante. Les victimes, qui avaient placé leur espoir dans la capacité du nouveau régime à solder les comptes du passé, constatent que l’attente se prolonge. Les « promesses » se heurtent à une réalité plus complexe, celle des contraintes budgétaires et des lourdeurs administratives.
La stabilité f, un reflet des défis internes
Le leader n’a pas manqué de lier la quête de justice à la situation économique du pays. Faisant écho aux évaluations du FMI et de la Banque Mondiale, il a souligné que la stabilité financière du Sénégal, bien que surveillée de près par les institutions internationales, dépendait avant tout de l’application rigoureuse de ses propres lois et réglementations. Une manière d’insinuer que la bonne gouvernance financière et la résolution des problèmes sociaux sont intrinsèquement liées.
Le compte macabre des sacrifices : des morts et des oubliés
Le cœur de son intervention a résidé dans un décompte glaçant : entre 82 et 83 décès sont recensés parmi les victimes, dont huit directement attribuables aux conditions d’incarcération. Des noms ont été cités, des vies rappelées : Modou MBaye, Assane Goudiaby, Mamadou Balde, Idrissa Diatta, Elimane Diagne, et Fallou Diop. Malgré cette liste tragique, le représentant a déploré que sur les 83 cas identifiés, seules cinq personnes aient effectivement bénéficié d’une assistance. Un chiffre dérisoire qui souligne l’ampleur du chemin restant. À cela s’ajoutent les difficultés bureaucratiques, notamment l’obtention des certificats de décès, entravée par la grève des greffiers, aggravant le calvaire des familles.
Un Appel désespéré à la justice : « ceux au Pouvoir sont intouchables ? »
Après un an et cinq mois d’une attente jugée insupportable, le message final est un appel vibrant au Président et au Premier Ministre. L’orateur réclame une justice, à la fois légale et sociale, pour toutes les victimes. Son ton se durcit alors qu’il critique ceux qui sont aujourd’hui aux commandes, les qualifiant d' »intouchables ». Une expression cinglante qui révèle la frustration croissante face à ce qui est perçu comme une lenteur, voire une inertie, dans la concrétisation de la « justice réparatrice » tant promise. La pression monte sur le nouveau gouvernement pour qu’il traduise ses engagements en actes concrets avant que l’impatience ne se mue en désillusion.