Selon des éléments rapportés par la presse locale, l’interpellation de l’artiste fait suite à l’exploitation du téléphone de l’animateur Pape Cheikh Diallo, déjà incarcéré dans le cadre de cette affaire. Les enquêteurs y auraient découvert des échanges jugés compromettants, laissant présumer une relation intime entre les deux hommes.
Face aux éléments matériels présentés par les gendarmes, Ass Dione aurait choisi de coopérer. D’après les mêmes sources, il aurait reconnu l’existence d’une relation dissimulée avec Pape Cheikh Diallo, livrant aux enquêteurs des détails précis sur cette double vie longtemps restée dans l’ombre. Une confession qui fragilise davantage sa position, tant sur le plan judiciaire que social, dans un contexte où les attentes morales envers les figures religieuses demeurent particulièrement élevées.
Plus troublant encore, le chanteur aurait admis avoir eu recours à la consommation de stupéfiants, bien qu’en « petites quantités », dans un objectif précis : améliorer ses performances sexuelles. Une déclaration qui ajoute une dimension supplémentaire à une affaire déjà complexe. En revanche, il aurait catégoriquement rejeté toute implication dans un éventuel trafic de drogue, une accusation qui semble, à ce stade, ne pas être étayée par les enquêteurs.
Les investigations sont loin d’être closes. Le téléphone portable de l’artiste, saisi avec son consentement, fait actuellement l’objet d’une analyse approfondie. Les autorités espèrent y découvrir d’éventuels éléments supplémentaires susceptibles d’élargir encore le périmètre de l’enquête ou de confirmer certaines hypothèses.
Cette affaire, par son ampleur et la notoriété des personnes impliquées, continue de susciter une vive émotion au sein de l’opinion publique sénégalaise. Elle soulève, au-delà des faits judiciaires, des questions profondes sur les dynamiques sociales, les pressions morales et les contradictions qui traversent certaines figures publiques.
Dans l’attente de développements supplémentaires, une certitude demeure : l’enquête de Keur Massar n’a pas encore livré tous ses secrets.