AccueilActualitésDU CNRA AU CNRM : ALIOUNE SALL RÉVOLUTIONNE LA RÉGULATION À L'ÈRE...

DU CNRA AU CNRM : ALIOUNE SALL RÉVOLUTIONNE LA RÉGULATION À L’ÈRE NUMÉRIQUE

L’heure de la mue a sonné. Face à un paysage médiatique en pleine mutation et un cadre légal de 2006 devenu obsolète, le ministre de la Communication, Alioune Sall, lance le grand chantier du Conseil National de Régulation des Médias (CNRM). Un passage du « A » (Audiovisuel) au « M » (Médias) qui marque l’entrée du Sénégal dans une nouvelle dimension de la régulation.


LA FIN D’UNE ÉPOQUE : POURQUOI LE CNRM ?

Le constat est sans appel : la loi de 2006, conçue avant l’explosion des réseaux sociaux et du streaming, ne répond plus aux défis actuels. Pour le ministre Alioune Sall, la création du CNRM n’est pas une simple formalité administrative, mais une nécessité vitale.

L’objectif est clair : adapter l’arbitrage de l’État aux réalités de 2026, où l’information circule plus vite sur TikTok que sur les ondes hertziennes.

LE TRIPLE DÉFI D’ALIOUNE SALL

Le ministre mise sur une approche pédagogique pour rassurer les acteurs. Le CNRM repose sur trois piliers stratégiques :

  1. Indépendance Totale : Garantir une régulation libérée des pressions, capable d’arbitrer avec neutralité.

  2. L’Intégration du Web : Encadrer enfin les « nouveaux acteurs » (influenceurs, web-TV, portails d’information) qui opéraient jusqu’ici dans un vide juridique.

  3. Le Bouclier Citoyen : Protéger les populations contre la désinformation (Fake News) et les discours de haine, tout en sanctuarisant la liberté de la presse.

« Il s’agit de protéger les citoyens sans freiner la liberté. La régulation numérique n’est pas une censure, mais un cadre de confiance. » — L’esprit de la réforme portée par le Ministère.

 UNE TRANSITION MODERNE ET INCLUSIVE

Alioune Sall veut une transition douce mais ferme. Le CNRM ne sera pas seulement un organe de sanction, mais un partenaire d’accompagnement pour les médias. En intégrant l’ère numérique, le Sénégal se dote d’un outil capable de réguler les algorithmes et les plateformes globales, tout en valorisant le contenu local.

Le défi est de taille : construire un écosystème médiatique souverain, éthique et économiquement viable.

 Avec cette réforme, Alioune Sall dessine les contours d’un Sénégal où la liberté d’expression cohabite harmonieusement avec la responsabilité numérique. Le passage au CNRM est le premier pas vers une véritable souveraineté informationnelle.

Par Matar Baya DIOP, SUNUGAL 24

Articles en relation

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

- Advertisment -

Most Popular