Le débat autour de l’acquisition des véhicules destinés aux députés s’invite dans l’espace public. À l’origine de cette nouvelle polémique, Thierno Alassane Sall, président du parti République des Valeurs (opposition), qui a levé le voile sur la réception d’un premier lot de voitures par l’Assemblée nationale.
Sur ses plateformes numériques, le parlementaire a révélé que les véhicules, destinés aux députés de la nouvelle législature, ont déjà été livrés. Une annonce aussitôt accompagnée d’une série d’interrogations portant sur les conditions de cette acquisition. « À quel prix ces véhicules ont-ils été achetés ? Auprès de quel fournisseur ? Selon quelles procédures ? », s’est-il interrogé, appelant à plus de transparence dans la gestion des ressources publiques.
En attendant d’éventuelles réponses officielles, la première livraison concerne soixante-seize véhicules de type 4X4 Toyota Land Cruiser Prado. Les voitures seraient actuellement stationnées à Batrain et devraient être remises aux bénéficiaires ce jour.
Toujours selon des sources , un second lot de véhicules est attendu « probablement la semaine prochaine », ce qui laisse présager une opération menée en plusieurs phases.
Sur la question sensible de la répartition, la majorité parlementaire, Pastef, se taille la part du lion avec cinquante-six véhicules. Sept 4X4 reviendront au groupe parlementaire Takku-Wallu, tandis que sept autres seront attribués aux députés non-inscrits. Cinq véhicules sont, quant à eux, réservés aux députés vivant avec un handicap, conformément aux critères retenus.
Ce décompte porte à soixante-quinze le nombre de véhicules déjà affectés. Le dernier 4X4 du lot, précise le journal, sera attribué au président de l’Assemblée nationale, El Malick Ndiaye.
Ces révélations relancent le débat sur la rationalisation des dépenses publiques et la transparence dans la gestion des avantages accordés aux élus. Un sujet d’autant plus sensible que les nouvelles autorités ont fait de la rupture, de la sobriété de l’État et de la reddition des comptes des marqueurs forts de leur gouvernance.
Dans l’opinion, les attentes sont désormais claires : au-delà des chiffres et des répartitions, les citoyens réclament des explications détaillées sur les procédures d’achat et la conformité de cette opération avec les principes de bonne gouvernance prônés par le pouvoir en place.
Mariata beye pour sunugal 24