L’ASAS, qui regroupe notamment le SUTSAS, le SUDTM-Santé, le SAT Santé, la D-CNTS Santé, le SAT/CL, le SYTRACTS ainsi que leurs partenaires, affiche une volonté de durcir le rapport de force avec les pouvoirs publics. Dans le mot d’ordre rendu public, les syndicats annoncent une cessation totale des activités, sans service minimum et sans prise en charge des urgences, une décision rare qui témoigne de l’impasse dans laquelle semblent se trouver les négociations.
Au-delà de l’arrêt de travail, les responsables syndicaux appellent leurs membres à boycotter toutes les réunions de coordination organisées dans les structures sanitaires. Les staffs, revues de service, activités de supervision ainsi que le Programme national de télémédecine (PNT) sont concernés par cette suspension. Seules les activités de formation sont maintenues, les syndicats estimant qu’elles participent au renforcement des compétences des professionnels de santé.
Par cette nouvelle séquence de mobilisation, l’Alliance entend accentuer la pression sur le gouvernement afin d’obtenir une réponse concrète à ses revendications, dont les détails n’ont pas été rappelés dans le communiqué, mais qui s’inscrivent dans un contexte de contestation sociale marqué par des demandes récurrentes d’amélioration des conditions de travail, de revalorisation des carrières et de respect des engagements pris par l’État.
Les syndicats se montrent déterminés à poursuivre leur mouvement aussi longtemps que nécessaire. Dans leur message adressé aux travailleurs du secteur, ils qualifient leur combat de « juste, légitime et nécessaire » et invitent l’ensemble des agents à faire preuve de solidarité, d’unité et de détermination jusqu’à l’aboutissement de leurs revendications.
L’ASAS prévoit de tenir une réunion d’évaluation le 25 juillet 2026 afin de mesurer l’impact de cette nouvelle grève et de définir les prochaines étapes de son mouvement. Cette rencontre pourrait déboucher sur un nouveau plan d’action si aucune avancée significative n’est enregistrée dans les discussions avec les autorités.
Cette grève intervient dans un climat social déjà tendu au sein du système de santé sénégalais. L’absence annoncée de service minimum, y compris pour les urgences, suscite de vives inquiétudes quant à l’accès aux soins durant les deux journées de mobilisation.
Si le mouvement est largement suivi, plusieurs hôpitaux, centres de santé et postes de santé pourraient voir leurs activités fortement ralenties, voire interrompues, exposant les patients à des reports de consultations, d’interventions et de prises en charge.
À travers ce nouveau mot d’ordre, les syndicats envoient un signal fort aux autorités : sans avancées concrètes sur leurs revendications, le conflit social est appelé à se prolonger, avec des répercussions qui pourraient peser autant sur le fonctionnement du système de santé que sur les populations qui en dépendent.
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