La pression est devenue insoutenable pour Hong Myung-bo. Deux jours seulement après son retour en Corée du Sud, l’ancien sélectionneur national a repris un avion en direction des États-Unis, où il espère retrouver un peu de sérénité après l’élimination prématurée des Guerriers Taeguk à la Coupe du monde 2026.
Selon le quotidien espagnol « Marca », le technicien sud-coréen a quitté Séoul jeudi à bord d’un vol à destination de Los Angeles. Son départ serait directement lié aux nombreuses menaces de mort dont il fait l’objet depuis la sortie de route de la Corée du Sud dès la phase de groupes du Mondial.
À l’aéroport international d’Incheon, Hong Myung-bo est apparu le visage dissimulé sous une casquette et un masque, évitant tout contact avec les médias. Une image qui illustre le climat particulièrement tendu entourant l’ancien défenseur, longtemps considéré comme l’une des plus grandes légendes du football sud-coréen.
À son retour au pays mardi dernier, l’accueil avait été particulièrement hostile. Des supporters en colère l’avaient pris à partie en scandant des slogans virulents, tandis que des affiches appelant à son départ ont rapidement fait leur apparition dans plusieurs quartiers de Séoul. Certains établissements commerciaux lui auraient même refusé l’accès.
Avant de quitter son pays, Hong Myung-bo a toutefois rejeté les rumeurs faisant état de conflits internes au sein de la sélection et a également démenti les informations concernant une supposée suspension du joueur Jens Kastrup. Sans entrer dans les détails, il a simplement déclaré : « J’ai beaucoup de choses à dire, mais la vérité sera révélée un jour. »
Le parcours de la Corée du Sud avait pourtant débuté de manière encourageante avec une victoire 2-1 contre la République tchèque. Mais deux défaites consécutives, face au Mexique (1-0) puis à l’Afrique du Sud sur le même score, ont entraîné une élimination dès le premier tour.
Ce nouvel échec rappelle celui de 2014, déjà sous la direction de Hong Myung-bo. Conscient de ses responsabilités, le sélectionneur a présenté sa démission à l’issue de la compétition, affirmant assumer pleinement cet échec.
L’affaire a pris une dimension nationale. Le président sud-coréen Lee Jae-myung a qualifié cette élimination de « stupéfiante » et a demandé l’ouverture d’une enquête sur la gestion de l’équipe nationale. Il a également annoncé une accélération des réformes destinées à moderniser l’organisation du sport sud-coréen afin d’éviter qu’une telle crise ne se reproduise.
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