Le cap est fixé. Ce jeudi, le Président Bassirou Diomaye Faye réunit au Centre international de conférences Abdou-Diouf (CICAD) de Diamniadio l’ensemble des exécutifs territoriaux du pays. Un sommet stratégique qui marque le coup d’envoi d’une réforme en profondeur : la territorialisation des politiques publiques.
Une nouvelle ère pour les territoires
Loin d’être une simple formalité protocolaire, ce rendez-vous vise à briser les vieux réflexes jacobins. L’objectif affiché par le Chef de l’État est limpide : imprimer une « nouvelle dynamique » à la décentralisation. Pour le Président Faye, le développement du Sénégal ne peut plus se concevoir depuis le sommet ; il doit impérativement s’ancrer dans la réalité des communes et des départements.
Trois axes pour une révolution administrative
Pour transformer cette ambition en réalité opérationnelle, le gouvernement a tracé une feuille de route articulée autour de trois piliers majeurs :
Pôles-territoires : Le Président a ordonné la finalisation, dans une démarche consensuelle, de la mise en place des pôles-territoires, véritables moteurs de croissance locale.
Rationalisation financière : Le gouvernement instaure une « Conférence annuelle sur les finances locales », co-présidée par les ministères de l’Économie et des Collectivités territoriales. L’enjeu ? Assurer une transparence totale et une meilleure efficacité des flux financiers vers les collectivités.
Refonte réglementaire : Bassirou Diomaye Faye a ouvert la porte à une refonte des textes régissant la gestion du foncier et du patrimoine immobilier local, des dossiers souvent sources de blocages et de contentieux.
L’efficacité au cœur du projet
Le Chef de l’État ne cache pas ses attentes : il s’agit d’accélérer le transfert des compétences et de réévaluer les relations financières État-territoires pour une meilleure gestion publique. En plaçant la territorialisation des politiques au rang de priorité absolue, le pouvoir veut garantir que chaque investissement public soit, in fine, un levier direct pour l’amélioration du bien-être des populations.
À Diamniadio, les exécutifs territoriaux ne viennent pas seulement pour une séance d’écoute ; ils deviennent les co-architectes d’un nouveau modèle de gouvernance. Le message de la présidence est sans équivoque : la décentralisation n’est plus une option, c’est le moteur de l’efficacité de l’État de demain.
Cette volonté présidentielle d’instaurer une conférence annuelle sur les finances locales sera-t-elle suffisante pour restaurer la confiance entre les élus locaux et le Trésor public ?
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