Le ciel russe a été le théâtre d’une vaste offensive aérienne au cours des dernières 24 heures. Une vague d’attaques de drones ukrainiens a visé plusieurs régions du pays, entraînant une paralysie partielle du trafic aérien dans l’une des principales agglomérations et causant des dégâts matériels ciblés.
À Saint-Pétersbourg, l’aéroport international de Pulkovo a dû opérer sous de strictes restrictions d’espace aérien pendant environ huit heures. Selon les données relayées par l’agence Anadolu, plus d’une centaine de vols ont subi d’importantes perturbations. Le service de presse de l’infrastructure aéroportuaire a détaillé, via un communiqué publié sur Telegram, que 39 vols ont été déroutés vers d’autres pistes, tandis que 34 ont accusé des retards dépassant les deux heures. Par ailleurs, 30 départs ont été purement et simplement annulés, les autorités aéroportuaires conseillant aux passagers concernés de ne pas s’attarder dans les terminaux.
L’ampleur de l’offensive s’est également mesurée au sol. Le gouverneur de la région de Leningrad, qui englobe Saint-Pétersbourg, a fait état de l’interception de plus de 60 appareils sans pilote à l’approche de la métropole. Cette incursion a directement impacté des infrastructures clés : les frappes ont touché des lignes électriques ainsi qu’un dépôt pétrolier, perturbant les réseaux locaux.
À l’échelle nationale, le dispositif d’attaque s’est révélé particulièrement dense. Le ministère russe de la Défense a affirmé que ses systèmes d’interception ont neutralisé plus de 250 drones ukrainiens à travers le territoire au cours de la nuit. Face à ces déclarations, les autorités ukrainiennes n’ont, pour l’heure, émis aucun commentaire officiel.