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AFFAIRE ABDOULAYE BA : LE RAPPORT D’AUTOPSIE QUI BRISE L’OMERTA ET RÉVÈLE L’HORREUR

L’enquête sur la mort tragique de l’étudiant Abdoulaye Ba vient de basculer. Alors que les thèses de la « crise d’asthme » ou du « malaise naturel » circulaient pour apaiser les tensions, les conclusions du laboratoire d’anatomie pathologique de l’Hôpital Idrissa Pouye de Grand Yoff, que nous avons pu consulter, sont sans appel. Le rapport médical du Dr M. A. Diallo décrit un corps supplicié, loin, très loin de la mort naturelle.

    L’EXPERTISE DE L’EFFROI : UNE MORT VIOLENTE

Oubliez les spéculations. Le document médical daté de ce mois de février 2026 dresse une liste de lésions qui témoignent d’une violence inouïe. Abdoulaye Ba n’a pas succombé à une maladie ; il a subi un déchaînement de traumatismes.

Le rapport d’autopsie révèle un tableau clinique glaçant :

  • Au niveau cérébral : Une commotion cérébrale ayant entraîné une hémorragie sous-durale, avec une érosion du cuir chevelu.

  • Au niveau thoracique : Une double fracture des côtes (10ème et 11ème) associée à des plaies profondes du poumon gauche et un épanchement de sang massif (hémothorax). Plus grave encore, le cœur présente une contusion du myocarde.

  • Au niveau abdominal : La rate est touchée (deux plaies avec hémorragie interne), et le rein gauche présente des plaies graves avec un hématome périrénal volumineux.

  LA FIN DU MYTHE DE LA « CRISE D’ASTHME »

Pendant plusieurs jours, une main invisible semblait vouloir orienter l’opinion vers une défaillance de santé préexistante. Or, les « dermabrasions » sur le membre supérieur et la plaie sur le flanc droit mentionnées par le Dr Diallo sont les stigmates caractéristiques d’un choc traumatique externe.

« Il ne s’agit plus d’une hypothèse, mais d’un constat anatomique : Abdoulaye Ba a été percuté, frappé ou écrasé par une force d’une intensité rare », confie une source proche du dossier.

   L’HEURE DE LA JUSTICE

Avec ce rapport d’autopsie, le dossier quitte définitivement le champ du fait divers pour celui de l’homicide. Les témoignages d’étudiants affirmant que le défunt a été « tué dans sa chambre » ou lors des interventions musclées des forces de l’ordre prennent désormais un poids judiciaire considérable.

Le traumatisme crânien combiné aux multiples hémorragies internes (poumon, rate, rein) dessine le portrait d’un homme qui a lutté avant de succomber à ses blessures le 9 février dernier.

     L’OEIL DU REPORTER

La science vient de parler, et son verdict est un réquisitoire. En publiant ces détails d’une précision chirurgicale, la médecine légale met les autorités face à leurs responsabilités. On ne meurt pas d’une « crise d’asthme » avec une rate éclatée, des poumons perforés et une hémorragie cérébrale. Ce rapport est désormais la pièce maîtresse qui devra désigner les responsables de ce qui ressemble, point par point, à une mise à mort.

Par Matar Baya DIOP, SUNUGAL 24

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