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Affaire Pape Cheikh Diallo et Cie : un nouveau chef d’accusation qui rebat les cartes

Le dossier ne cesse de s’alourdir. Alors que l’animateur Pape Cheikh Diallo, le chanteur Djiby Dramé et dix autres mis en cause avaient déjà été placés sous mandat de dépôt par la brigade de recherches de la gendarmerie de Keur Massar, un nouveau rebondissement judiciaire vient complexifier une affaire aux ramifications multiples.

Association de malfaiteurs, actes contre nature, transmission volontaire du VIH et blanchiment de capitaux : tels étaient, jusque-là, les chefs d’inculpation retenus contre les douze prévenus. Mais dans son réquisitoire introductif adressé au juge du premier cabinet du tribunal de Pikine/Guédiawaye, le procureur a élargi le spectre des poursuites en visant également l’usage et le trafic de drogue.

Une décision lourde de conséquences.

Une inflexion stratégique du parquet

Selon des sources judiciaires , cette nouvelle qualification pénale « change complètement la donne », notamment au stade de l’instruction. En matière criminelle, aucun délai strict ne borne les investigations, offrant au magistrat instructeur une latitude considérable pour approfondir les investigations.

Ce choix du parquet ne serait pas anodin. Les éléments réunis par les enquêteurs de la gendarmerie auraient mis en lumière une consommation régulière de stupéfiants dans le cadre des rencontres entre certains des mis en cause. Toujours selon le quotidien du Groupe Futurs Médias, plusieurs variétés de drogue, y compris des substances dites « dures », auraient été utilisées lors de relations impliquant des couples homosexuels mais aussi hétérosexuels.

Si ces faits venaient à être établis, ils pourraient non seulement aggraver la situation pénale des prévenus, mais également élargir le périmètre des responsabilités.

Une instruction désormais ouverte « à X »

Autre tournant significatif : le fournisseur présumé de drogue serait dans le viseur des enquêteurs. Le procureur a ainsi requis l’extension de l’information judiciaire « à X », une formulation juridique qui permet d’élargir l’instruction à toute personne susceptible d’être impliquée, même non encore identifiée.

Cette extension ouvre la voie à de nouvelles auditions, confrontations et expertises techniques. Elle pourrait également déboucher sur d’autres interpellations si des complicités ou des ramifications plus larges étaient mises au jour.

Une affaire à haute sensibilité

Au-delà des qualifications pénales, l’affaire suscite une vive attention médiatique et sociale. Les profils des mis en cause — dont des figures connues du grand public — confèrent au dossier une dimension particulièrement sensible. Dans un contexte où les infractions visées touchent à des sujets sociétaux délicats, la prudence s’impose tant sur le plan judiciaire que médiatique.

À ce stade, tous les mis en cause bénéficient de la présomption d’innocence. L’instruction devra déterminer la matérialité des faits, le degré d’implication de chacun et la pertinence des nouvelles charges retenues par le parquet.

Une chose est certaine : avec l’entrée en scène du volet stupéfiants et l’extension de l’enquête à des acteurs encore inconnus, l’affaire Pape Cheikh Diallo et Cie s’inscrit désormais dans une dynamique judiciaire plus large, aux contours encore incertains. Les prochaines semaines s’annoncent décisives.

Mariata beye pour sunugal 24

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