Au lendemain de la finale perdue par le Maroc face au Sénégal, l’émotion était encore vive dans les rangs des Lions de l’Atlas. La défaite, cruelle et lourde de sens, a laissé des traces. Mais au cœur de cette désillusion, Achraf Hakimi a livré une sortie inattendue, révélatrice de l’homme autant que du joueur : une demande de pardon publique adressée à Édouard Mendy, le gardien sénégalais, pour un geste anodin devenu symbole de respect.
Lors de la finale, une séquence captée par les caméras avait fait le tour des réseaux sociaux : Hakimi récupérant — presque machinalement — des serviettes appartenant au portier des Lions de la Teranga. Un détail, certes, mais dans l’intensité d’un sommet continental, chaque geste est scruté, interprété, amplifié. Certains y avaient vu une tentative de déstabilisation, d’autres une simple scène de nervosité liée à l’enjeu.
Quelques heures après le match, le Ballon d’Or africain 2025 a tenu à désamorcer toute polémique, choisissant l’apaisement plutôt que le silence. Avec humilité, il a reconnu son geste et présenté ses excuses à Édouard Mendy, soulignant qu’il n’y avait là aucune intention malveillante.
Cette sortie, loin d’être anodine, illustre la stature d’un joueur conscient de son image et de sa responsabilité. Hakimi, diminué physiquement durant la compétition mais irréprochable dans l’engagement, a vécu la finale avec une intensité extrême. Dans ces moments de tension absolue, le contrôle peut parfois céder à l’instinct. Lui-même n’a pas cherché à se dérober, préférant assumer et s’excuser.
Au-delà de l’anecdote, ce geste rappelle l’essence même du sport de haut niveau : la rivalité s’arrête au coup de sifflet final. En demandant pardon au gardien sénégalais, Hakimi a envoyé un message fort, salué par de nombreux observateurs : celui d’un fair-play sincère, à la hauteur de son talent et de son statut.
Édouard Mendy, artisan majeur du sacre sénégalais, n’a d’ailleurs jamais alimenté la controverse, renforçant l’image d’une finale âpre mais digne, disputée par deux grandes nations du football africain.
Dans la douleur de la défaite, Achraf Hakimi a choisi l’élégance. Une sortie simple, humaine, qui rappelle que derrière les projecteurs, les trophées et les frustrations, le football reste aussi une affaire de valeurs. Et parfois, une serviette peut en dire long sur la grandeur d’un champion.
Mariata beye pour sunugal 24