Le sol a tremblé, non pas sous l’effet d’un tacle, mais sous le poids d’une confidence. Juste après avoir terrassé l’Égypte et hissé le Sénégal sur le toit de la demi-finale de la CAN 2025, Sadio Mané a lâché une bombe émotionnelle : dimanche, à Rabat, il jouera sa dernière finale de can continentale. Le rideau s’apprête à tomber sur l’ère la plus glorieuse du football sénégalais.
L’ARTISAN DU DESTIN : UNE MASTERCLASS CONTRE LES PHARAONS
Une fois de plus, l’histoire s’est écrite avec ses pieds. Face à une Égypte impériale, Sadio Mané n’a pas seulement joué, il a régné. Homme du match, leader vocal et buteur décisif, le « Nianthio » a porté les Lions sur ses épaules de 33 ans avec une fraîcheur de cadet. Ce but libérateur, inscrit dans la fournaise de la compétition, n’était que le prologue d’une annonce qui allait glacer le sang des supporters, entre fierté et nostalgie.
L’AVEU D’UN GÉANT : « UNE DERNIÈRE FOIS »
C’est avec la lucidité des plus grands que le double Ballon d’Or africain s’est présenté au micro : dimanche sera son dernier rendez-vous avec une finale de CAN. > « J’ai tout donné pour ce maillot. Disputer une dernière finale, ici, c’est un rêve. Mais il faut savoir laisser la place à cette jeunesse talentueuse », a-t-il confié, la voix chargée de l’émotion de celui qui sait que le sommet est proche.
Cette déclaration transforme la finale de dimanche en un pèlerinage national. Ce n’est plus seulement le Sénégal contre un adversaire, c’est le Sénégal pour l’éternité de Sadio.
DIMANCHE À RABAT : L’APOTHÉOSE OU RIEN
À 33 ans, le natif de Bambali ne cherche pas la sortie, il cherche le sacre final. Lucide sur le niveau « extraordinaire » de cette CAN 2025, Mané a rappelé que le respect de l’adversaire était sa boussole, mais que la victoire était son unique obsession.
Le Sénégal ne jouera pas seulement pour une étoile supplémentaire sur le maillot. Les Lions joueront pour offrir à leur capitaine emblématique la sortie qu’il mérite : le trophée entre les mains, sous le ciel de Rabat.
L’ANALYSE DU REPORTER
Plus qu’un joueur, Sadio Mané a été le ciment d’une nation. En annonçant la fin de son épopée continentale, il place ses coéquipiers devant une responsabilité immense : gagner pour que la dernière image du « 10 » légendaire soit celle d’un héros couronné. Le chapitre se ferme, mais l’encre sera d’or.
Par Matar Baya DIOP, SUNUGAL 24