Le dossier très suivi de Bineta Sarr, plus connue sous le pseudonyme de « Bineta Mécanicien », n’a finalement pas été plaidé ce vendredi devant le tribunal des flagrants délits de Pikine-Guédiawaye. L’affaire, qui implique treize personnes poursuivies pour plusieurs infractions graves, a été renvoyée au 14 janvier 2026.
La bande mise en cause est composée de huit hommes et cinq femmes. Il s’agit de Amadou Woury Diallo, Oumar Diallo, Olivier Bampoky, Fallou Mbow, Amara Mboup, Souleymane Sonko, Abdourahmane Mbengue alias Papa, Fallou Diop, ainsi que Aissatou Ndiaye Diop alias Aida, Diminga Basse, Madjiguène Ndiaye alias Mathiou, Aida Souaré et Bineta Sarr alias Bineta Mécanicien.
L’ensemble des prévenus est poursuivi pour association de malfaiteurs. À cette charge principale s’ajoutent des poursuites pour mise en danger de la vie d’autrui visant huit d’entre eux. Par ailleurs, Bineta Mécanicien et Madjiguène Ndiaye, dite Mathiou, sont également poursuivies pour excitation de mineur à la débauche, une accusation particulièrement lourde au regard de la législation pénale.
Concernant spécifiquement Madjiguène Ndiaye, le parquet lui reproche en outre des faits de détention d’images contraires aux bonnes mœurs, aggravant davantage son implication présumée dans cette affaire.
Les propriétaires ou responsables de l’appartement incriminé, Amadou Woury Diallo et Oumar Diallo, sont quant à eux poursuivis pour non-respect des dispositions du décret n°2005-145 du 2 mars 2005, relatif à la réglementation des établissements d’hébergement touristique.
Si l’audience n’a pas permis d’entrer dans le fond du dossier, c’est principalement en raison du fait que certains prévenus ne disposent pas encore de conseil juridique. Soucieux de garantir le respect des droits de la défense et le principe du procès équitable, le tribunal a donc décidé de renvoyer l’affaire afin de permettre aux concernés de constituer un avocat.
Le rendez-vous est désormais fixé au 14 janvier 2026, date à laquelle ce dossier sensible, mêlant mœurs, responsabilité pénale collective et sécurité des personnes, devrait être examiné sur le fond. L’opinion publique, déjà attentive, reste dans l’attente des débats qui s’annoncent déterminants.
Mariata beye pour sunugal 24