L’Assemblée nationale a été le théâtre d’un débat passionné sur un projet de loi qui pourrait transformer la gouvernance au Sénégal. La loi sur les lanceurs d’alerte, récemment votée, a été au cœur des discussions. Si l’objectif principal de ce texte est de protéger les citoyens qui dénoncent la corruption, il a également été l’occasion pour les députés de s’exprimer sur les défis quotidiens de leurs circonscriptions.
Lors des échanges, une députée, représentant la région de Bignona Yoro-la, a rappelé les souffrances de ses administrés, confrontés au manque d’infrastructures et aux coûts élevés du transport. Son intervention a mis en lumière un espoir : la promesse d’une gouvernance plus attentive aux besoins des populations, une promesse portée par le « nouveau gouvernement » (« ngur bu bess bi »).
La députée a salué le rôle crucial de la loi sur les lanceurs d’alerte. Pour elle, cette loi a deux fonctions principales : « art » (avertir ou interdire) et « boole » (inclure ou rassembler). Elle a insisté sur l’importance de la fonction « art », en citant l’ancien Premier ministre Ousmane Sonko comme un exemple de dénonciateur, qui a souvent alerté sur les dérives du système.
Ce texte législatif, selon la députée, pourrait prévenir de nombreux problèmes sociaux en permettant aux citoyens de dénoncer la corruption dans tous les secteurs sans craindre de représailles. Son adoption est un signal fort que le nouveau régime s’engage à lutter contre l’opacité et à instaurer une culture de la transparence.